Backpack aux Philippines, d'îles en îles


Turquoise, émeraude, ivoire… autant de couleurs et de finesse habillent l’archipel des Philippines. La nature en son sein est précieuse et rare. À l’image des mineurs ou des braconniers, le tourisme de masse met en péril un écosystème unique. Les Philippines ont été une parenthèse enchanteresse, durant laquelle on s’est délecté de farniente et du sourire des habitants.
Comme le disent les philippins « 400 ans au couvent et 50 ans à Hollywood », le giron des espagnols puis des américains laisse des traces. Dans tous les pays parcourus auparavant, nous avons découvert des traditions typiques, mais ici c’est différent, la culture Philippine est difficile à trouver, on s’est vraiment posé la question : Où est l’identité propre des Philippines?

Pour venir aux Philippines, nous nous sommes séparés de notre fidèle van. En effet, Sam le van poursuivait son chemin sur un cargo en partance d’Oman et à destination de la Corée du Sud. Impossible pour nous de monter à bord du navire, nous avons donc profité de cette séparation pour visiter en sac à dos l’archipel des Philippines. La traversée de notre maison sur roues pris environ 4 semaines, de quoi nous laisser le temps de parcourir plusieurs îles, puis de rejoindre la Corée du Sud et récupérer notre véhicule à son arrivée au port.

Pour ce voyage d’un mois aux Philippines nous avons dû choisir quelles îles nous allions visiter, et ce n’est pas simple, l’archipel comprend plus de 7000 îles! Après nous être informés, nous avons choisi de nous focaliser essentiellement sur les îles de Siquijor, Palawan, et Bohol.
Siquijor est une petite île, très facilement visitable en scooter et pas encore envahie par le tourisme de masse. De nombreux voyageurs la recommande pour son ambiance détendue.
Palawan, un immanquable selon beaucoup de guides touristiques, très fréquenté, du moins à El Nido, au nord-ouest. Lieu de prédilection pour aller découvrir l’archipel des Bacuit. En général, on fuit la foule, mais pour cet archipel, on a fait l’effort 😊. De plus, nous avions déjà repéré un logement en air bnb, isolé, tout au sud de Palawan.
Bohol et son îlot, Panglao, rattaché par un pont, bien que plus grande que Siquijor, les distances sur l’île restent accessibles en scooter. C’est l’île des Tarsiers et des Chocolate Hills.
Ce choix vers ces 3 îles s’est aussi fait en fonction de leur accessibilité et des liaisons en avion ou bateau. On a voulu minimiser le temps de transports entre les étapes, pour avoir le temps de se poser et de visiter tranquillement. 

Ce n’est pas un secret, les Philippines appellent au farniente, on a adoré cette virée en backpack dans notre road trip. On venait essentiellement pour profiter pleinement de la mer, enfin Marie pourrait s‘habiller et se baigner sans se poser de questions (les plages précédentes d’Iran et d’Oman, ce n’était pas l’idéal pour ça). Nous avons emporté avec nous notre nécessaire de plongée, palmes-masques-tubas étaient la priorité dans nos sacs, et on a bien fait! Les fonds marins sont magnifiques, nous qui adorons l’eau, retrouver les joies du snorkeling fut un vrai bonheur.


L’itinéraire en détails

Nous sommes arrivés directement de Mascate en Oman à Manille sur l’île de Luzon. Nous ne nous sommes pas attardés à Manille, nous sommes repartis le lendemain vers l’île de Cebu. Nous devions rejoindre un hôte helpx tout au sud de Cebu. Après un vol, un taxi et plusieurs heures de bus, nous arrivons dans la soirée chez nos hôtes, mais le feeling ne passe vraiment pas. Le lendemain, nous leur faisons part de notre souhait de partir. On décide alors de rejoindre plus tôt que prévu l’île de Siquijor en ferry depuis la ville de Liloan.  Finalement, l’île de Cebu, aura été pour nous qu’une île de transit 😅.
(Pour l'itinéraire en détail, consultez notre parcours sur le carte)

L’île de Siquijor

Magique! Tout nous a plu, l’accessibilité des sites, les plages, le snorkeling, les cascades, la forêt, le Airbnb, et les petits restos pas chers. Bref c’est ici qu’après notre déconvenue sur l’île de Cebu, on s’est ressourcé et que nous nous sommes sentis bien 😊. Siquijor, est aussi appelée l’île des sorciers en raison des nombreux guérisseurs qui y vivraient. Notre logement était situé non loin des commerces, c’était parfait pour aller faire nos courses et se mêler à la population locale. Nous avions loué un scooter à un bon prix pour 5 jours. Pas de van, mais on tient à notre indépendance en terme de locomotion, se balader au gré des envies en scooter, on adore!

Siquijor fut pour nous une étape idyllique, son ambiance détendue et sa douceur de vivre nous ont séduits tout de suite. Côté plage, nous retiendrons particulièrement la baignade et le coucher du soleil à la plage de Paliton et la réserve marine de Tubod où nous avons vu nos premiers poissons clowns. C’est là que nous avons vraiment réalisé que nous avions fait le bon choix de destination pour ce premier voyage ensemble en Asie. Les Philippines regorgent de cascades, sur l’île de Siquijor, nous avons préférés la cascade de Lazi, nous avons eu la chance de pouvoir se baigner en pleine forêt, les bassins presque rien que pour nous, ce fut enchanteur! Enfin, lors de traversées de l’île par les petites routes serpentant dans la jungle, nous avons ressenti une atmosphère toute particulière, profonde et mystérieuse. La nature y est puissante et omniprésente, à l’ombre des arbres géants et des lianes, nous avions le sentiment d’entrer dans un cocon. Des petits promontoires permettent d’admirer ce bout de terre, sa végétation luxuriante et ses modestes rizières.

  

Les îles de Bohol et Panglao

Après l’enchantement de Siquijor, les îles de Bohol et Panglao ont un peu de mal à nous séduire. Notre logement en bord de mer, dans une cabane toute en bambou était vraiment chouette, loin de l’agitation de la plage de Alona. L’ambiance de ces îles est plus touristique et moins authentique. Nos découvertes principales se sont surtout faites sur l’île de Bohol, toujours en scooter nous avons rallié les chocolate hills -ou collines chocolat- ce sont des monticules arrondis au milieu de la jungle et de couleur brune, d’où leur nom. C’est un paysage assez hors du commun, que l’on peut admirer depuis plusieurs points de vue. Certains sont extrêmement touristique, c’est la folie ! Le paysage n’en reste pas moins beau, mais difficile de profiter pleinement du lieu avec une telle agitation. Pour y accéder nous avons emprunté une route qui traverse la magnifique Man-Made forest, avec ses arbres immenses et majestueux, et aussi testé -à pied- la solidité d’un pont suspendu tout en bambou…c’est souple mais ça tient !

Un drôle d’animal est endémique de l`île de Bohol et en est devenu son symbole. Il s’agit du tarsier, un tout petit primate, craintif et menacé d’extinction. Ce singe est particulier avec ses longs doigts très articulés et ses grands yeux ronds. Il est possible de l’observer dans différents endroits, cependant tous ne le font pas de manière respectueuse. Après nous être informés, nous avons choisi de visiter le Philippine Tarsier Sanctuary, les animaux sont en libertés et ne sont pas réveillés et encore moins touchés par les visiteurs. Chaque visite est accompagnée d’un guide, et se fait dans le calme.

  
  

Sur l’île de Bohol, du côté de la ville de Baclayon nous avons profité d’un logement incroyable, La Casita de Baclayon. Il s’agit là d’une maison complètement ouverte sur la jungle et construite dans une volonté écologique et traditionnelle. La climatisation est entièrement naturelle, tout fut étudié lors de sa construction pour favoriser une bonne ventilation entre les espaces, pour cela les propriétaires se sont inspirés des maisons traditionnelles des Philippines, les bahay kubo. Le résultat est superbe, l’architecture de la bâtisse, comprenant de grandes ouvertures sur la forêt, apporte d’emblée une sérénité au lieu, son implantation sur la colline se fait de manière naturelle dans la végétation. Les propriétaires, ainsi que leur meute de chiens, sont adorables et la cuisine avec des produits locaux est excellente et généreuse, nous avons adoré cette étape. Les hôtes s'impliquent auprès de la communauté locale, en soutenant plusieurs associations, permettant de mettre en place des programmes gratuits d'éducation scolaire et autour l’environnement, notamment sur le traitement des déchets. 
Après notre séjour en Oman, nous avions soif d’arbres, de végétation luxuriante et fraîche, se relaxer à La Casita de Baclayon fut l’occasion parfaite pour étancher cette soif. Séjourné dans ce bahay kubo revisité, nous a permis d’approcher un peu la culture locale.

  

L’île de Palawan

Après les retrouvailles avec Sophie, la maman de Corentin, qui voyage elle aussi autour du monde, seule et uniquement en sac à dos, nous sommes partis tous ensemble sur l’île de Palawan. Nos attentes concernant cette île étaient assez élevées, tant nous avions lu de belles choses à son propos. D’ordinaire nous voyageons sans prévoir à l’avance ni nos étapes, ni nos logements, aux Philippines ce fut l’inverse, tous nos logements furent réservés à l’avance, et l’itinéraire préétabli dans les grandes lignes. Cela nous a énormément changé de notre road trip en van, où l’on recherche le jour même le bivouac pour le soir, et les étapes se font selon nos envies et la météo. Pour ce séjour aux Philippines, nous avons voulu éliminer le plus possible les préoccupations quotidiennes inhérentes au logement, pour ne plus avoir à y penser une fois sur place. 

Notre première étape sur l’île de Palawan fut à la petite ville de El Nido. Son nom, « le nid » fait référence aux nombreux nids d’hirondelles qui se trouvent dans les parois rocheuses qui entourent le bourg. Ces nids étaient particulièrement prisés par la pharmacopée chinoise, toujours férues de choses étranges, et bien souvent au détriment des animaux...
Nous avons séjourné à El Nido en mars, période à laquelle la saison touristique commence à décliner. Nous nous attendions à bien plus de fréquentation, nous étions prêts psychologiquement à nous mêler à des hordes de backpackers, à jouer des coudes pour avoir un tricycle…et finalement ce ne fut pas si pire et tant mieux ! 😊

  

Bien sûr, le nerf de la guerre de El Nido c’est le tourisme, et cela se voit. C’est très animé par rapport à ce que nous avions vu jusqu’ici. La plage de El Nido n’est pas l’attrait principal, elle est grignotée par les restaurants, en revanche la vue sur les îlots karstiques de l’archipel de Bacuit fait rêver.
Pour se rendre dans l’archipel de Bacuit, il faut réserver un tour en bateau. De très nombreuses agences proposent des tours, c’est impossible de rater ce business 😅. Tous les matins sur la plage c’est l’attroupement pour le départ des excursions, il y a du monde c’est indéniable ! Mais on fait partie de ceux qui sont venus jusqu’ici pour voir l’archipel, on ne crache pas dans la soupe, le lieu est magnifique et est devenu au fil du temps très populaire et accessible, c’est ainsi.
Nous avons opté pour 2 tours en bateau, nous voulions vraiment profiter d’être ici. Il y a 5 tours possibles, le A,B,C,D et K, nous avons choisi le tour A et C. Ce choix s’est fait par rapport aux îles et lagons proposés. La star de ces tours étant le tour A, il est plus fréquenté. Si c’était à refaire nous prendrions certainement que le tour C avec une excursion supplémentaire au grand lagon qui est vraiment magnifique !

Qu’avons-nous vu durant ces tours à bateau ? Les beautés de Bacuit, à savoir des îlots karstiques rappelant ceux de Thailande vers Koh Phiphi, des criques de roches, des plages en tout genre, élancée, cachée, intimiste, il y en a pour tous les goûts !
Voici le détail des étapes :

Tour A : c’est le plus populaire des tours, il est très achalandé, et pourtant nous y étions en basse saison. Cependant, je -Marie- m’attendais à pire étant donné ce que j’avais pu voir en Thaïlande.  L’excursion A comporte 4 arrêts, à savoir, la plage des 7 commandos, le grand lagon, l’île de Shimizu, et le lagon secret. Nous avons adoré le grand lagon où, moyennant extra, on peut y accéder en kayak. C’est aussi un bon moyen pour échapper au flot de touriste qui reste sur la partie centrale alors que les recoins de ce lagon sont vraiment sympas ! Il n’y avait plus personne, et nous naviguions entre les impressionnantes parois rocheuses.

  

Tour C : Ce tour est un petit peu moins fréquenté, et comporte 5 arrêts, les lieux visités sont préférables au tour A pour chausser son kit palmes-masque-tuba et observer la faune sous-marine. Au programme, l’île hélicoptère, nommée ainsi en raison de sa forme, la plage cachée, comme son nom l’indique elle est cachée 😅 accès uniquement possible à la nage depuis le bateau, l’île de Tapiutan qui fut notre halte pour un pique-nique sur la plage, la plage secrète également accessible qu’en nageant et l’île de Matinloc avec son sanctuaire, qui n’a rien d’extraordinaire mais l’île dispose d’un petit point de vue sympa. Cependant, il faut être patient et s’imposer pour profiter du paysage,  c’est joli mais ce n’est pas ici que l’on peut rêvasser devant la vue, car on vous fera comprendre qu'il faut laisser la place aux appareils photos.

En soirée les rues animées de El Nido sont sympas, il y a du choix en termes de restaurants, bars, boulangeries et magasins. L’ambiance est jeune et assez fêtarde, nous sommes restés 3 nuits, puis nous nous sommes dirigés plus au sud, à Port Barton, pour profiter d’un peu plus de calme et d’authenticité.

  

Tout porte à croire que l’ambiance de Port Barton ressemble à celle de El Nido, mais avant l’arrivée du tourisme de masse. Les rues ne sont pas goudronnées, la vie de village est encore palpable, toute l'activité ne tourne pas uniquement autour du tourisme. L’atmosphère est douce et la plage est toujours agrémentée de bateaux de pêcheurs. Ayant pris goût au tour en bateau, nous choisissons de réitérer l’expérience pour découvrir les îlots et la faune marine des alentours.
En comparaison avec El Nido, tout est plus confidentiel et détendu. Le bateau est plus petit, nous sommes moins nombreux à bord et sur les étapes,  accompagnés d'un équipage bienveillant et attaché à leur environnement, l’ambiance générale est plus légère, nous avons le temps de profiter de arrêts. Les rencontres avec les tortues marines -à bonne distance- et les étoiles de mer ont marqué cette journée magique.

  

Notre dernière étape fut Rizal, bourgade au sud-ouest de l’île de Palawan, nous y parvenons après plus de 6h de route, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous avions repéré un écolodge, loin des circuits touristiques, en bord de plage, et nous ne sommes pas déçus de notre choix ! Nous sommes tous les trois hébergés dans une grande maison en bambou sur pilotis, entourés de cocotiers, face à la mer. La plage est une petite baie à l’eau cristalline, et cerise sur le gâteau, personne aux alentours, un goût de paradis, l’idéal pour clôturer ce voyage aux Philippines !

Durant 6 jours, on passe nos journées à se baigner, se promener, à lire, faire du paddle, du kayak sur la rivière qui va dans la jungle ou sur le récif corallien un peu plus loin au large. On savoure notre chance d’être ici, de bénéficier d’un tel lieu préservé et isolé. On sympathise avec les enfants du voisinage restreint et avec les chiens libres qui vont et viennent le long de la plage, toujours en quette d’une assiette à lécher et de caresses. On a rarement mangé autant de riz, midi et soir, tous les jours, sans faute, autant de noix de coco et autres fruits exotiques. Nous avons eu la possibilité d’accompagner nos hôtes au marché de Rizal, sur place on cherche des stands d’artisanat local, on ne trouve rien, à part des machettes forgées… certainement très efficaces, mais pas dans nos besoins. Dommage. On découvre néanmoins d’autres fruits exotiques jusqu’alors inconnus.
Finalement, nous trouverons nos objets souvenirs sur la plage, nous repartons des Philippines chacun avec une demie coque de noix de coco récurées par nos soins avec du sable et des coquillages en guise de racloirs, ça fait des bols économiques et écologiques !
En soirée, nous profitons de chaque coucher du soleil, puis nous faisons de nombreuses parties de scrabble avec des mots sortis de derrière les fagots… (N’est-ce pas Sophie ?!)
Aujourd’hui, on repense à ce séjour avec une certaine nostalgie, comme un moment privilégié, hors du temps, que l’on est ravis d’avoir pu partager avec un membre de la famille 😊

Voila pour ce qui est de notre itinéraire et de notre ressenti durant ce voyage, passons a des aspects plus terre à terre.

  

La gastronomie locale

Là aussi, nous avons eu du mal à goûter à la cuisine locale tant l’influence américaine est forte. On trouve partout des fast-foods et pizzerias, cependant quelques plats typiques ont retenus l’attention de nos papilles. A l’écolodge de Rizal, nous avons découvert les fleurs de coco, cuites dans du lait de coco, cela ressemble visuellement un peu à un effiloché de porc, les fleurs sont fondantes, c’est délicieux ! C’est bien sûr accompagné de riz, très, très présent aux Philippines. Un légume particulier est également présent, le gombo, un genre de gros haricot vert, gluant à l’intérieur, revenus à la poêle, c’est meilleur.

En dessert, nous nous sommes gavés de fruits, surtout de mangues, les petites jaunes sont les meilleures, de lamsomnes, carambole, petites bananes, noix de coco, papaye et ananas entre autre. Néanmoins, il est un dessert typique que l'on a découvert à La Casita de Baclayon, le halo halo, consistant en une coupe de glace avec de la glace pillée, du lait concentré sucré, des cubes de fruits et de coco. C’est particulier, mais bon et rafraîchissant !

La faune

Les Philippines regorgent d’une faune incroyable. Les fonds marins sont magnifiques, les poissons colorés, tortues, coquillages bénitier, anémones, étoiles de mer, coraux, tout est beau. On garde de belles images de nos balades aquatiques, il y a toujours quelque chose à voir, même les méduses -très présentes- sont belles, de toutes les tailles et couleurs, bref sous la surface, ça vit ! Cependant, la présence des méduses est aussi une conséquence du réchauffement climatique, leur prolifération dans les eaux chaudes ne fait commencer.

Sur la terre ferme, on s’est émerveillés devant le plus primate du monde, et endémique de l’archipel, le tarsier. Ce petit animal aux gros yeux est malheureusement en voie d’extinction. Pour l’observer dans les meilleures conditions il faut se rendre dans un sanctuaire digne de ce nom. Celui de l’île de Bohol, le Philippine Tarsier Sanctuary est tout à fait recommandable, la visite se fait en petit groupe avec un garde du parc, dans le calme et interdiction de les toucher. Attention, d’autres centres se définissent comme des sanctuaires, mais le respect des animaux n’est pas de mise, veiller à aller au bon endroit si vous êtes intéressés. C’est aussi aux Philippines que nous avons rencontré les plus gros geckos jamais vus, là-bas c’est des lézards costaud et bien nourris ! En effet, nous avons assisté a des scènes de chasse, où le gecko attrapait un scarabée dodu venu danser devant les lumières. Des fois, le gecko ratait son coup, et tombait dans un fracas sur les meubles en dessous. On est loin du petit gecko jaune tout mignon...  Le soir, des chauves-souris s’invitaient dans notre chambre pour la nettoyer de ses moustiques, car oui il y a beaucoup de moustiques ! J’étais leur favorite, à mon plus grand désespoir, je crois que je ne me suis jamais autant badigeonné de citronnelle. Plus familier, mais toujours aussi attachants, les rencontres canines et félines ont rythmé notre parcours.

Les Philippines sont l’endroit où se rendre pour admirer les requins baleines, toutefois nous avons refuser de les approcher. Tout un tas d’agence proposent des excursions pour plonger avec eux, nous nous sommes renseignés sur les procédés et ce n’est pas du tout dans nos valeurs, pourquoi ? Emmener un groupe de plongeurs aller perturber la tranquillité de ce géant des océans, cela n’a absolument rien de naturel.
De plus certains sont nourris, du coup les cétacés ne font plus leur migration pour chercher de la nourriture ailleurs, ce qui entraîne des changements physiologiques et également dans le cycle de la biodiversité.
Cette activité est surtout un gros business, dont les recettes ne sont jamais utilisées à des fins de protection de l’espèce.


Niveau pratique

Au niveau de la gestion de la vie quotidienne, tout se fait relativement simplement. Du fait de son américanisation, l’anglais est assez présent, comme toujours, surtout dans les lieux touristiques.
  • Hébergement: Nous avons opté pour du 100% Airbnb, il y a du choix et pour tous les budgets.
  • Téléphone: carte sim locale
  • Argent: en cash et retrait dans les distributeurs de billets. Nous utilisons des cartes de débits nous permettant de ne pas avoir de frais lors des retraits (voir notre article à ce sujet).
  • Transports: il y en a pour tout les goûts, le plus populaire et pratique est le scooter.  On trouve les tricycles, c’est un genre de tuk tuk, les mini vans pour rejoindre les villes et les bus appelés aussi jeepneys. Les ferries et avions sont pour les liaisons entre les îles. 
  • Langue: tagalog, anglais
  • Nourriture : au logement ou resto
  • Internet : carte sim locale

Nos coups de cœur

  • Hébergement : La Casita De Baclayon
  • Île : Siquijor
  • Activité : Journée en bateau à Port Barton
  • Transport : Scooter
  • Nourriture : Fruits exotiques
  • Plage : Plage de Paliton et son sanctuaire marin

Pour conclure, 

L’archipel des Philippines est une destination à tout particulièrement privilégier hors saison, on n’ose imaginer l’affluence en haute saison dans les endroits touristiques. Le meilleur moyen de découvrir les îlots a été le scooter et les excursions en bateau pour les beautés du large.

L’atmosphère que nous avons ressentie est une invitation à prendre le temps, prendre le temps de découvrir les richesses d’une nature luxuriante. Car se laisser porter par le flegme ambiant, la gentillesse et le sourire de ses habitants, c’est déjà pour nous une belle façon d’honorer ce pays. Nous avons adoré cette parenthèse.




Notre vidéo des Philippines

Commentaires

  1. Magnifique vidéo! Bravo pour ce partage, sur votre séjour aux Philippines! Cela m'inspire pour notre futur voyage, d'ici 3 ans (bébé#2 a tout juste 4 mois...)!

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    1. Merci! On vous souhaite un aussi beau séjour que le notre! Vous allez adorer!

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